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  <title>BaSango.com - Le coin de convergence des cultures afros</title>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2008-11-21T18:31:48+01:00</dc:date>
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   <title>BaSango.com - Le coin de convergence des cultures afros</title>
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   <title>Mahogany Kinell</title>
   <pubDate>Sun, 16 Nov 2008 18:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Par Guy Everard Mbarga</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Afro Latino]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Mahogany Kinell est une jeune Afropanaméenne dont le dynamisme va de paire avec ses multiples talents. Titulaire d’un Master en Marketing et en Gestion Commerciale obtenu en Espagne, elle a travaillé pendant trois années en tant que gestionnaire des ventes et du Marketing par Internet dans l’industrie de l’éducation Internationale. 
Et à seulement 24 ans,  Mahogany a lancé en janvier 2006 le Magazine en ligne Caoba, qui s’adresse principalement aux femmes afrodescendantes de l’Amérique Latine, mais également apprécié par les équato-guinéennes. Dans l’entrevue exclusive qui suit, elle nous parle de cette aventure éditoriale, des noirs du Panama, de ses sentiments d’Afrodescendante envers l’Afrique et de … Barack Obama  entre autres.         <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.basango.com/photo/1110551-1417700.jpg" alt="Mahogany Kinell" title="Mahogany Kinell" />
     </div>
     <div>
      [<b>Mahogany, peux-tu tout d’abord, nous présenter le magazine Caoba que tu administres?</b>       <br />
       Caoba est un magazine en ligne  qui s'adresse principalement à la communauté afrolatine.  La revue a une touche  très féminine, car au départ, elle s’adressait plus aux femmes, avec des articles sur la beauté, le maquillage de la peau noire de même que les soins du cheveu afro.  Cependant, nous avons un public masculin important, et c'est la raison pour laquelle le magazine compte désormais une section spéciale pour les hommes.        <br />
              <br />
       <b>Le tout premier numéro de Caoba</b>       <br />
              <br />
       De plus dans la rubrique Culture Club, on retrouve des articles sur l’art, la musique, l’histoire et les expressions de la communauté afrodescendante de l’Amérique Latine, et des africains. Les autres segments très prisés sont Estilo de Vida qui aborde la santé et présente également des articles sur la motivation et le dépassement personnel et  Mundo Actual avec des news et des actualités de la communauté, ainsi que des conseils pour obtenir un emploi et sur les finances.       <br />
              <br />
       <b> Quelle fut la raison principale qui t'a motivé à te lancer dans cette aventure extraordinaire?</b>       <br />
              <br />
        Ce qui m'a motivé à créer Revista Caoba c'était l'envie de fournir à la communauté afrolatine un média dans lequel elle pouvait s’identifier. Les revues conventionnelles n’offrent presque jamais des conseils de beauté ou de soin du cheveu aux femmes noires, et les rares magazines qui le font sont soit en anglais, soit en français et même en portugais, mais il n y avait rien en espagnol. J’ai donc décidé de poser la première pierre et de me lancer, comme tu le dis si bien, dans une aventure incroyable.       <br />
              <br />
       <b>Et quelles sont les difficultés que tu dois affronter pour réaliser ce travail si important?</b>       <br />
              <br />
       Eh bien,  l’une des principales difficultés c'est l’endroit où je vis, puisque je réside en Suisse alors que mon marché se trouve beaucoup plus en Amérique Latine. Au moins, en Espagne, je serais plus dans une ambiance propice pour promouvoir la revue. Cependant, avec beaucoup d’efforts et d’engagement, j’ai réussi à faire que Caoba ait une bonne diffusion, et c’est ce qui me réjouit.  J'ai également besoin de plus de soutiens de rédacteurs ou de collaborateurs qui enverraient des articles à publier. J'ai pratiquement écrit tous les articles qui se trouvent sur Caoba.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">‘‘À Panama, on retrouve deux groupes principaux de Noirs : Les descendants des africains qui sont arrivés dans l’isthme à l’époque de la colonisation d’une part, et ceux qui sont arrivés au début du 20ème siècle pour participer à la construction du  Canal d'autre part’’ </span>              <br />
              <br />
       <b>Parlons à présent des Afro panaméens. Quelles sont les origines des noirs qui vivent  aujourd'hui au Panama, et quelles sont tes propres origines?</b>       <br />
              <br />
       À Panama, on retrouve deux groupes principaux de Noirs : Les descendants des africains qui sont arrivés dans l’isthme à l’époque de la colonisation d’une part, et ceux qui sont arrivés au début du 20ème siècle pour participer à la construction du  Canal d'autre part. Ce dernier groupe est formé de personnes originaires des Antilles, de pays comme la Jamaïque, La Barbade et  Trinité et Tobago.  Les descendants des afro-antillais portent en général des noms anglais en plus de parler cette langue avec aisance.        <br />
              <br />
       Personnellement, j’appartiens aux de groupes, puisque mon grand-père maternel est arrivé ici avec ses parents de la Jamaïque pour travailler sur le Canal.  Son père a travaillé dans la construction du Canal et il a suivi ses traces. Le père de ma grand-mère venait de la Barbade et il a également travaillé sur le Canal. Mes grands parents paternels appartiennent au groupe d'afro panaméens descendants de la période coloniale.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">‘‘Récemment, Irving Saladino, originaire de la province de Colón où la majorité des habitants sont noirs a donné au Panama sa toute première médaille d'or aux Jeux Olympiques’’.</span>       <br />
               <br />
       <b>En Afrique, on connaît l'ancien footballeur Dély Valdés qui est Panaméen. Quels sont les leaders ou les figures importantes actuelles et passées qui représentent la communauté noire au Panama?</b>       <br />
              <br />
       Je peux dire avec beaucoup de fierté qu'au Panama, la communauté afro occupe une place importante dans la société et est très intégrée. Le mois de Mai est d'ailleurs le  “Mois de l'Ethnie Noire” au Panama. Il y a un grand nombre de personnalités qui se distinguent. Je mentionnerai quelques unes comme  Graciela Dixon, qui fut la première femme noire de l'histoire du Panama à occuper la présidence de la Cours Suprême de Justice. Récemment, Irving Saladino, originaire de la province de Colón où la majorité des habitants sont noirs a donné au Panama sa toute première médaille d'or aux Jeux Olympiques. Le  chanteur connu sous le nom de “El General” est l’un des Panaméens les plus célèbres au niveau International et l’un des précurseurs du reggae en espagnol. La Docteure Marion Clarke de Martin fut la première femme et afro panaméenne à devenir Doyenne de la Faculté de Médecine de l'Université de Panama.       <br />
              <br />
       <b>S'ils existent, comment se manifestent le racisme et la discrimination contre les afro descendants au Panama ?</b>       <br />
              <br />
        Le racisme est présent partout et le Panama n’en échappe pas. Cependant, il y a de la tolérance et du respect. Il y a cinq ans, il existait encore ce qu’on appelait le “droit d’admission” par lequel les bars et restaurants pouvaient choisir qui pouvait entrer dans leur locaux ou non. J’ai personnellement été victime de ce “droit” et on ne m’a pas laissé entrer une fois dans une discothèque seulement parce que je suis noire. Grâce à Dieu, ce n’est plus pareil  depuis l'approbation d'une loi pour éliminer cette pratique-mesure. Il est également clair qu'une grande partie de la communauté afro connaît des limites économiques, ce qui rend difficile la possibilité pour tous d’avoir une bonne éducation et cation  et au final, des opportunités d’emploi moindres pour ce secteur de la population.        <br />
              <br />
       Cependant, avec une bonne éducation et si l’on sait se projeter avec assurance, la couleur  ne doit pas constituer un obstacle. Je pense qu’au Panama, il existe une atmosphère très  cordiale entre les différents groupes ethniques.  Et même, c’est seulement quand j’ai déménagé pour l’Europe que j’ai entendu parler des groupes xénophobes et de la manière dont ils peuvent attaquer et même tuer des gens parce qu’ils sont d’une certaine race. C’est quelque chose qui n’arriverait jamais dans mon pays.       <br />
              <br />
        <b>Peux-tu partager un fait historique ou culturel spécifique aux afrodescendants panaméens?</b>       <br />
              <br />
        Selon moi, l’abolition de l’esclavage, tant au Panama que dans le reste du continent a constitué la plus grande réussite pour les afrodescendants, puisque grâce à lutte de nos ancêtres pendant de nombreux siècles, au jour d’aujourd’hui, nous n’avons plus de chaînes au cou et nous sommes des citoyens de plein droit.        <br />
              <br />
       <b>Existe-t-il un mouvement noir panaméen qui a des revendications politiques, sociales, économiques et culturelles pour les afrodescendants?</b>       <br />
              <br />
        Oui, de nombreux collectifs qui travaillent pour une plus grande et une meilleure intégration des (afro) panaméens dans la société et pour mettre en relief nos contributions à l’histoire et à la fondation de la nation. Entre autres on peut citer le Centre d’Études Afropanaméennes ( Centro de Estudios Afro Panameños), la Commission Coordinatrice de l’Ethnie Noire du Panama (  Comisión Coordinadora de la Etnia   Negra de Panamá), le Comité Panaméen contre le Racisme, la Société des des amis du Musée Afro Antillais du Panama (SAMAAP), la  Pastorale Afro panaméenne,  le Réseau des Femmes Afropanaméennes (Red de Mujeres  Afropanameñas) le Réseau des Femmes Afrodescendantes ( Red de Mujeres Afrodescendientes - REMAP) et la Sauvegarde de la Jeunesse Afropanaméenne ( Rescate de Ia Juventud Afropanameña ).        <br />
              <br />
       ‘<span style="font-style:italic">‘L’Afrique, un mystère pour beaucoup d’Afrodescendants…Quand on étudie l’histoire à l’école, la partie africaine de la colonisation est totalement ignorée. On dit seulement que les africains étaient des esclaves, quelque chose de dur pour un enfant, car il est pour cela l’objet de moqueries constantes’’.</span>        <br />
              <br />
       <b>As-tu déjà visité un pays africain?</b>       <br />
              <br />
        Oui, j’ai visité l’Afrique du Sud et la Tanzanie.       <br />
              <br />
       <b> En tant qu’afrodescendante, que penses-tu de ce continent, quels sont tes sentiments à son sujet?</b>       <br />
              <br />
        Je pense que l’Afrique est un mystère pour beaucoup d’afrodescendants, et malheureusement, le peu d’information que nous recevons sur le continent parle de la famine, de la désolation, de la misère, des maladies et de la guerre. D’autre part, quand on étudie l’histoire à l’école, la partie africaine de la colonisation est totalement ignorée. On dit seulement que les africains étaient des esclaves, quelque chose de dur pour un enfant, car il est pour cela l’objet de moqueries constantes. La société grandit avec cette idée, comme si nous étions encore des esclaves, comme si nous n’étions pas égaux, et c’est un stigmate avec lequel nous luttons chaque jour.        <br />
              <br />
       Mais bon, maintenant que je vis en Europe, j’en sais un peu plus sur le continent et je sais qu’il est très riche culturellement, qu’il dispose de nombreuses ressources naturelles, mais qu’il reste encore soumis à une constante exploitation. Ce qui me fait vraiment mal, c’est de voir le manque d’unité, même dans un même pays. Je suis stupéfiée par les guerres civiles constantes, mais surtout par la dureté et la cruauté avec laquelle ils peuvent se battre entre eux.  A part cela, comme en Amérique Latine, l’Afrique est victime de la corruption. Tous ses facteurs rendent difficile l’avancée vers un véritable développement, ce qui est dommage.       <br />
              <br />
       <b> L’image de misère, des guerres diffusées par les médias de Communications, principalement occidentaux n’influence-t-elle pas ton désir de te revendiquer afrodescendante, et pourquoi?</b>       <br />
                <br />
       J’estime que cela est dû à mon éducation. J’ai lu et je me suis  imprégnée sur le sujet, j’ai montré de l’intérêt et peu à peu, je prends connaissance de la vérité, et il y a beaucoup de choses dont on peut être fier. Mais il y a également beaucoup à faire.       <br />
              <br />
        <span style="font-style:italic">‘‘L’idéal serait que nous qui vivons de l’autre côté de l’Océan sachions d’où l’on vient et que ceux qui sont en Afrique sachent à quel endroit nous sommes... J’aimerais que l’Afrique, un jour, fasse quelque chose pour nous autres qui sommes de l’autre côté et avons été vendus et arrachés de notre  terre.  Que notre mère Afrique nous embrasse, nous console et nous soutienne pour qu’on aille de l’avant.’’        <br />
       </span>       <br />
        <b>À quoi ressembleraient les relations au sein d’un Monde Afro idéal pour Mahogany?</b>       <br />
              <br />
         L’idéal serait que nous qui vivons de l’autre côté de la mer sachions d’où l’on vient et que ceux qui sont en Afrique sachent à quel endroit nous sommes. Que l’histoire de l’Afrique et de la période de l’esclavage soit largement incluse dans les textes scolaires pour que nous puissions savoir et comprendre ce qui s’est passé. J’aimerais que l’Afrique, un jour, fasse quelque chose pour nous autres qui sommes de l’autre côté et avons été vendus et arrachés de notre  terre.  Que notre mère Afrique nous embrasse, nous console et nous soutienne pour qu’on aille de l’avant.        <br />
              <br />
       Que nous soyons un peuple afro uni, mais également que nous le soyons en tant qu’êtres humains, de toutes les ethnies, races, croyances et langues.       <br />
              <br />
        <b>Pourquoi, à ton avis, les relations directes entre les Afrodescendants d’Amérique Latine et les Africains sont presque inexistantes ?</b>       <br />
              <br />
       Je pense que la langue est une barrière, puisque l’Afrique est majoritairement francophone et il y existe des dizaines de langues et de dialectes supplémentaires. Et puis il est extrêmement cher de voyager d’Afrique en Amérique Latine et vice-versa. Il y a également le manque d’information. Je pense que l’africain moyen ne sait pas où nous nous situons géographiquement, et du côté des afro descendants, selon moi, l’information tellement négative qu’ils reçoivent fait qu’ils perdent l’intérêt pour la concrétisation de cette relation.        <br />
              <br />
       <b> Quels sont les Leaders africains ou afrodescendants qui t’inspirent ?</b>       <br />
              <br />
        J’admire beaucoup la présidente du Libéria Ellen Johnson Sirleaf, puisqu’elle est un exemple d’évolution pour toutes les femmes, autant africaines qu’afro descendantes. Nelson Mandela est un combattant infatigable qui a sacrifié une grande partie de sa vie pour un idéal. Cela est digne d’admiration alors qu’aujourd’hui la majorité des gens ne pensent qu’à eux.  Barack Obama est un symbole d’espoir pour moi, du fait que les choses peuvent changer si nous y mettons de l’envie.  Il est si rafraîchissant et démontre l’importance d’un couple et d’une famille unis.       <br />
              <br />
        <b>As-tu un autre message que tu aimerais partager avec les lecteurs?</b>       <br />
              <br />
        Qu’ils aient des rêves et des objectifs, et qu’ils se battent pour qu’ils se réalisent.  Qu’ils aient la foi et l’espoir, et qu’ils ne prêtent pas tellement attention aux choses négatives. Rien dans cette vie n’est impossible si l’on croit en soi, en ce que l’on veut réaliser, tôt ou tard on y arrive. Je les encourage également à lire.  La lecture est vitale pour ouvrir l’esprit. Qu’ils fassent des recherches pour connaître la vérité, car s’ils se contentent seulement de ce que disent les médias, ils vivront dans une bulle et non dans la réalité.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://es.caoba.org/">www. caoba.org</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Le coin de convergence des cultures afros</div>
]]>
</description>
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   <title>Miriam Makeba est décèdée d'une crise cardiaque à l'issue d'un concert en Italie</title>
   <pubDate>Mon, 10 Nov 2008 15:58:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>MSN</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[L' Hebdo]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Miriam Makeba, voix légendaire du continent africain et mondialement connue comme "Mama Africa", est décédée en Italie à 76 ans en sortant de scène, juste après avoir chanté sur les terres de la mafia napolitaine pour l'écrivain menacé de mort par la Camorra Roberto Saviano.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.basango.com/photo/1103934-1407530.jpg" alt="Miriam Makeba est décèdée d'une crise cardiaque à l'issue d'un concert en Italie" title="Miriam Makeba est décèdée d'une crise cardiaque à l'issue d'un concert en Italie" />
     </div>
     <div>
      Devenue un des symboles de la lutte apartheid, Miriam Makeba, chanteuse sud-africaine née à Johannesburg le 4 mars 1932 et dont le titre phare "Pata, Pata" a fait le tour de la planète, n'aura de cesse de plaider dans ses chansons pour l'amour, la paix et la tolérance.       <br />
              <br />
       C'est presque sur scène qu'elle est décédée dans la nuit de dimanche à lundi, après avoir chanté en compagnie d'autres artistes lors d'un concert antimafia dédié au jeune écrivain du bestseller "Gomorra", Robero Saviano, à Castel Volturno près de Naples (sud).       <br />
              <br />
       "Elle avait été la dernière à monter sur scène, après les passages des autres chanteurs. Il y a eu un rappel et à ce moment-là quelqu'un a demandé au micro s'il y a avait un médecin dans l'assistance. Miriam Makeba s'était évanouie et gisait sur le sol", selon un photographe de l'AFP.       <br />
              <br />
       Rapidement transportée à la clinique Pineta Grande de Castel Volturno, la chanteuse est décédée peu après des suites d'une crise cardiaque, selon Ansa.       <br />
              <br />
       Environ un millier de personnes avaient assisté à ce concert donné sur une commune considérée comme un des fiefs de la mafia napolitaine, la Camorra, et où six immigrés africains et un Italien ont été abattus dans des conditions encore obscures en septembre dernier.       <br />
              <br />
       Dans "Gomorra", Roberto Saviano plonge le lecteur dans l'empire de la Camorra avec ses trafics, ses chefs, nommément cités, et ses clans. Le livre, traduit en une quarantaine de langues, a été adapté au cinéma et a obtenu le prix du jury au dernier festival de Cannes avant d'être choisi pour représenter l'Italie aux Oscars.       <br />
              <br />
       Miriam Makeba avait accepté de participer à ce concert dédié au combat de Roberto Saviano, en compagnie de sept de ses musiciens.       <br />
              <br />
       De son vrai prénom "Zenzi" (diminutif de Uzenzile), Miriam Makeba avait vu le destin de son pays basculer en 1947 avec l'arrivée au pouvoir des nationalistes afrikaners. A vingt-sept ans, elle quitte l'Afrique du sud pour les besoins de sa carrière, sans savoir qu'elle va être bannie de son pays pour ses prises de position anti-apartheid.       <br />
              <br />
       Un exil qui durera 31 ans et qui la fera vivre un peu partout, de l'Europe aux Etats-Unis. La chanteuse connaît un véritable succès, même si son mariage en 1969 avec le leader des Black Panthers Stokely Carmichael - dont elle se séparera en 1973 - n'est pas du goût des autorités américaines et la pousse à émigrer en Guinée.       <br />
              <br />
       Après la mort de sa fille unique en 1985, elle retourne vivre en Europe. En 1990, Nelson Mandela avait réussi à la convaincre de revenir en Afrique du sud.       <br />
              <br />
       Miriam Makeba était devenue Commandeur des Arts et des Lettres en 1985 et avait obtenu la nationalité française en 1990.       <br />
              <br />
       Source <a class="link" href="http://news.fr.msn.com/culture/article.aspx?cp-documentid=10827258">MSN</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Le coin de convergence des cultures afros</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.basango.com/photo/imagette-1103934-1407530.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.basango.com/Miriam-Makeba-est-decedee-d-une-crise-cardiaque-a-l-issue-d-un-concert-en-Italie_a931.html</link>
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   <title>Barack Obama</title>
   <pubDate>Wed, 05 Nov 2008 16:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Barack TV</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Screening Room]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object id="utv_o_390907" height="320" width="400"  classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000"><param value="http://www.ustream.tv/flash/live/203240" name="movie" /><param value="true" name="allowFullScreen" /><param value="always" name="allowScriptAccess" /><param value="transparent" name="wmode" /><param value="viewcount=false&amp;autoplay=false&amp;brand=embed&amp;" name="flashvars" /><embed name="utv_e_221739" id="utv_e_262325" flashvars="viewcount=false&amp;autoplay=false&amp;brand=embed&amp;" height="320" width="400" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" wmode="transparent" src="http://www.ustream.tv/flash/live/203240" type="application/x-shockwave-flash" /></object>     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Le coin de convergence des cultures afros</div>
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   <link>http://www.basango.com/Barack-Obama_a930.html</link>
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   <title>PREMIACIÓN DEL PRIMER CONCURSO DE CINEMINUTOS</title>
   <pubDate>Mon, 03 Nov 2008 21:28:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>cdhdf</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Vue de BaSango]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Durante la ceremonia de premiación del Primer Concurso de Cineminutos "Un Minuto para los Derechos Humanos", el Ombudsman capitalino, Emilio Álvarez Icaza Longoria, destacó que este certamen fortalece la construcción de ciudadanía a través de la promoción de una cultura de respeto a los derechos humanos.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object width="425" height="350"> <param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/r67W0HEL9no"> </param> <embed src="http://www.youtube.com/v/r67W0HEL9no" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="350"> </embed> </object>     </div>
     <div>
      El Presidente de la Comisión de Derechos Humanos del Distrito Federal (CDHDF) afirmó: “a través de este ejercicio vamos a construir ciudadanía y son procesos que toman tiempo, pero le vamos ganando terreno al mar del autoritarismo, la imposición y la intolerancia”.       <br />
              <br />
       Sostuvo que el tema de los derechos humanos es difícil, provoca y evoca. Destacó que gracias a la capacidad de quienes tuvieron la confianza en este concurso, participantes e instituciones convocantes, se cuenta con una herramienta para el respeto de los derechos humanos.       <br />
              <br />
       El Primer Concurso de Cineminutos es una iniciativa de la CDHDF, la Oficina en México del Alto Comisionado de las Naciones Unidas para los Derechos Humanos (OACNUDH), de AMBULANTE Gira de Documentales, el Programa de Derechos Humanos de la Universidad Iberoamericana (UIA) y Cinépolis.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.basango.com/photo/1096049-1394987.jpg" alt="PREMIACIÓN DEL PRIMER CONCURSO DE CINEMINUTOS" title="PREMIACIÓN DEL PRIMER CONCURSO DE CINEMINUTOS" />
     </div>
     <div>
      Álvarez Icaza Longoria consideró valioso el eje de la corresponsabilidad ciudadana para impulso del respeto a los derechos humanos. “Por supuesto que el primer responsable de respetar los derechos humanos es el Estado, pero también las personas en lo cotidiano, pueden hacer mucho por su promoción y respeto”, apuntó.       <br />
              <br />
       En tanto, el nuevo representante en México del Alto Comisionado de las Naciones Unidas para los Derechos Humanos, Alberto Bronori (quien sustituye en el cago a Amerigo Incalcaterra), agradeció la participación en este certamen y destacó que basta un minuto para darle sentido a los derechos humanos.       <br />
              <br />
       La periodista Sanjuana Martínez celebró que los Cineminutos son una forma más de luchar a favor del respeto a los derechos humanos. “El México sin desaparecidos, sin violencia, con igualdad social, donde se castigue a los pederastas, sólo existe en la ficción”, sentenció.       <br />
              <br />
       La Directora de AMBULANTE, Elena Fortes, a nombre de los actores Gael García y Diego Luna, celebró la difusión de los derechos humanos a través de sus textos e imágenes ante los momentos difíciles por los que atraviesa México.       <br />
              <br />
       La ceremonia de premiación fue realizada en Cinépolis Diana y conducida por la actriz Vanessa Bauche, quien se comprometió a difundir los Cineminutos ganadores a través de la Asociación Civil Jóvenes por los Derechos Humanos.       <br />
              <br />
       También asistieron: la representante adjunta de la OACNUDH en México, Liliana Valiña; la Directora del Instituto Mexicano de Cinematografía (IMCINE), Marina Stavenhagen; el programador de la sección de Derechos Humanos del Festival Internacional de Cine Contemporáneo (FICCO), Ricardo Giraldo; el crítico de cine Carlos Bonfil; el Coordinador del Programa de los Derechos Humanos de la UIA, José Antonio Ibáñez y la Directora de la Fundación Cinépolis, Lorena Guillé-Laris.       <br />
              <br />
       Los Ganadores       <br />
              <br />
       El primer lugar del Primer Concurso de Cineminutos fue para “Artículo 2”, dirigido por Jack Zagha Kababi, que aborda el despido de un joven de su trabajo por discriminación.       <br />
              <br />
       El segundo lugar correspondió al trabajo titulado “En la línea”, dirigido por Andrés Eduardo Pérez Camacho, el cual manifiesta la indiferencia de la sociedad oaxaqueña ante la violación de los derechos humanos de la ciudadanía durante el conflicto de 2006.       <br />
              <br />
       El tercer lugar fue para “Un minuto de no silencio por..." dirigido por Wilfrid Massamba, quien hace un recorrido cultural por la XVII Conferencia Mundial sobre Sida.       <br />
              <br />
       El jurado del certamen decretó un empate en el cuarto lugar y correspondió a los Cineminutos “30 derechos en 60 segundos” y “No somos plastilina”, dirigidos por Alejandro Guido Rosas Duarte y Carlos Alfonso Arias del Ángel, respectivamente.       <br />
              <br />
       Fueron tres los criterios de evaluación en los que las y los miembros del jurado basaron su veredicto: Contenido (coherencia de la propuesta en relación al derecho o principio consagrado en alguno de los artículos de la DUDH), Calidadartística (claridad expositiva, guión, ritmo, imagen y sonido) y Originalidad (creatividad del contenido y su forma de transmitirlo).       <br />
              <br />
       Los trabajos ganadores serán exhibidos en 65 salas de Cinépolis (noviembre), AMBULANTE Gira de Documentales 2009 (del 6 febrero al 9 de abril en 16 ciudades de la República Mexicana), en el Festival Internacional de Cine y Derechos Humanos (diciembre) y en el Festival Internacional de Cine de Morelia.       <br />
              <br />
       source <a class="link" href="http://www.cdhdf.org.mx/index.php?id=bol22608">CDHDF</a>       <br />
                     <a class="link" href="http://www.unminutoparalosderechoshumanos.com/ganadores.html">Están los 3 cineminutos ganadores</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Le coin de convergence des cultures afros</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.basango.com/photo/imagette-1096049-1394987.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.basango.com/PREMIACION-DEL-PRIMER-CONCURSO-DE-CINEMINUTOS_a928.html</link>
  </item>
  <item>
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   <title>À COUPER LE SOUFFLE !</title>
   <pubDate>Sun, 02 Nov 2008 22:56:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Par Xavier COLOMBANI</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Une Pause]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Tranquillement installé au pied du podium durant l'essentiel d'une course dominée de bout en bout par Felipe Massa, Lewis Hamilton a failli laisser échapper le titre mais l'a récupéré sur le fil grâce aux difficultés providentielles de Timo Glock. Cinquième, il devient le plus jeune champion du monde de l'histoire avec un petit point d'avance sur le Brésilien.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.basango.com/photo/1094672-1392921.jpg" alt="À COUPER LE SOUFFLE !" title="À COUPER LE SOUFFLE !" />
     </div>
     <div>
      <b>Glock, l'improbable deus ex machina</b>       <br />
              <br />
       Felipe Massa a été champion du monde. Cela n'a pas duré longtemps, quelques secondes tout au plus, et ça s'est passé dans les yeux de son frère et de tout son clan, occupé à sauter de joie dans le stand Ferrari. Le Brésilien venait de remporter le Grand Prix du Brésil, une victoire incontestable, et Lewis Hamilton avait franchi la ligne d'arrivée en sixième position. Cela mettait les deux pilotes à égalité au classement des pilotes et offrait le titre au Brésilien avec six victoires à cinq. Enfin c'est ce que tout le monde croyait. Mais le Britannique venait en fait de passer Timo Glock, quatrième quelques instants plus tôt mais en grande difficulté dans le dernier tour, ce qui lui a permis de récupérer la cinquième place et de conserver un petit point d'avance indispensable au championnat.        <br />
              <br />
       La joie est alors retombée dans le stand Ferrari et a fait place à l'incrédulité. Ce qui avait paru logique pendant 90% de la course, à savoir le couronnement d'un Lewis Hamilton resté tranquillement calé au pied du podium, était tout simplement devenu une énorme surprise. La pluie a été à l'origine de ce retournement de tendance aussi violent que palpitant. Tombée brutalement quelques minutes avant le départ, elle a mis son temps pour revenir, ne lâchant à nouveau des gouttes qu'à moins de dix tours de l'arrivée. Si la plupart des pilotes ont alors décidé de passer en pneus pluie, ce ne fût pas le cas de Timo Glock. Le pilote Toyota en a profité pour remonter en quatrième position, loin d'un trio de tête Massa - Alonso - Räikkönen absolument intouchable. Lewis Hamilton, qui avait navigué entre la quatrième et la cinquième places durant tout le Grand Prix, a alors vu Sebastian Vettel foncer sur lui.       <br />
              <br />
       <b>Massa : «Lewis mérite son titre»</b>       <br />
              <br />
       Vettel était beaucoup plus rapide que Hamilton mais cela dépassait ce cadre. Le jeune Allemand allait-il accepter d'être l'arbitre du Championnat ? Savait-il qu'il l'était d'ailleurs ? En tout cas, le pilote Toro Rosso n'a connu aucune difficulté pour passer Hamilton, qu'on avait jamais vu aussi lent de la saison, à trois tours de la fin. Trois tours passés par Massa en position de champion du monde virtuel. Vettel prenait un peu d'avance et le petit mobnde de la F1 pouvait commencer à gloser sur «la malédicition Hamilton», un an après avoir (déjà) perdu le titre en terminant septième à Interlagos. Mais plus encore que Vettel, le rôle du Deus ex machina est revenu à l'improbable Glock, devenu le pire ennemi de tous les fans de la Scuderia et de tous les Brésiliens, présents en masse dans les tribunes, en n'avançant plus dans les derniers virages. L'Allemand s'écartait de la trajectoire idéale avec ses pneus inadaptés et laissait passer une caravane de voitures.       <br />
              <br />
       On entend déjà ceux qui douteront de ce problème aussi soudain que providentiel. Felipe Massa, lui, n'a pas eu cette faiblesse là. Sur le podium comme en conférence de presse, le Brésilien, tout retourné mais très clair dans sa diction, a été d'un fair play remarquable. «Je félicite Lewis, il mérite son titre», a -t-il déclaré. Connaissant la cote de désamour de Lewis Hamilton, réputé hautain, et de McLaren-Mercedes, encore taché par l'affaire d'espionnage, ce titre ne peut pas plaisir à tout le monde, et notamment à un Fernando Alonso à la mine contrite. Oui c'est vrai, Lewis Hamilton, plus jeune champion du monde de l'hsitoire vient de rentrer dans l'histoire par la petite porte, passé si près de payer au prix le plus cher son immense prudence, si l'on ne prend en compte que la dernière course. Mais cette après-midi pas comme les autres, a clos une saison pleine de caractère et lancé le long règne d'un pilote d'exception. Cela méritait bien un final lui aussi extraordinaire.        <br />
              <br />
       Source <a class="link" href="http://www.lequipe.fr">L'équipe</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Le coin de convergence des cultures afros</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.basango.com/photo/imagette-1094672-1392921.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.basango.com/A-COUPER-LE-SOUFFLE-!_a927.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.basango.com,2008:rss-1094666</guid>
   <title>Jo-Wilfried Tsonga</title>
   <pubDate>Sun, 02 Nov 2008 22:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sophie DORGAN</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Coup de coeur]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Il vient de gagner le plus grand tournoi de sa carrière devant sa famille, ses amis et ses entraîneurs, chez lui à Paris. Il vient de battre (6-3, 4-6, 6-4) le tenant du titre et roi de l'indoor, David Nalbandian     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.basango.com/photo/1094666-1392910.jpg" alt="Jo-Wilfried Tsonga" title="Jo-Wilfried Tsonga" />
     </div>
     <div>
      Il vient de se qualifier pour la Masters Cup de Shanghaï. Il vient de saluer le public, les larmes aux yeux. Il vient d'embrasser ses parents, son frère, sa soeur, son coach Eric Winogradsky et ses amis. En attendant la remise du trophée, assis sur sa chaise, Jo-Wilfried Tsonga a l'air absent. A quoi pense-t-il ? « J'imagine que mes grands-parents m'ont regardé, avoue-t-il en pleurs dans une salle de presse, tétanisée par l'émotion. Je pense à eux. C'est grâce à eux, à ces gens qui me portent, même ceux qui ne sont plus là. Dans les moments difficiles, je pense à eux et cela m'aide à avancer.»       <br />
              <br />
       Cette générosité et cette force dans l'adversité façonnent le champion et expliquent son premier titre en Masters Series. Le Manceau évoque son métissage avec «l'excentricité de l'Afrique et le calme de l'Occident». Il retourne toujours aux sources, il n'oublie personne dans les remerciements, il possède la mémoire du coeur et sur le court, il joue avec et pour tous. Dans cette finale, le dernier jeu demeure comme un symbole. Mené 0-40 sur son service à 5-4 dans la troisième manche, il va chercher les points, tente sa première amortie du match, enchaînée par une volée gagnante, claque un énième coup droit décroisé, inscrit son 25e ace et voit la libération sur un coup droit de l'Argentin qui atterrit dans le filet après deux heures de combat.       <br />
              <br />
       Il revient de si loin après sa multitude de blessures, ses années de galère où il regardait l'âme en peine ses copains briller sur les courts. Ce ne sont pas quelques "petites" balles de break (8 sur 9 sauvées) qui vont terrasser le colosse qui est arrivé à Bercy avec des douleurs partout à la cuisse, à l'épaule entre autres. De ses saisons de disette, il n'en a gardé aucune aigreur, mais il puise une partie de sa force. Juste une question d'éducation. Encore et toujours ce mélange de puissance et de sérénité, de force et de fragilité. «C'est dans ma nature. Mes parents m'ont toujours aidé à ne pas me lamenter et à aller de l'avant. Je viens d'une famille qui n'avait pas grand-chose au début, je me suis toujours tenu à finir mes assiettes, sourit-il aujourd'hui. Cela paraît ridicule, mais ce sont des petites choses qui font qu'au bout du compte, on est plus fort et on ne lâche rien.» Déjà avant le tournoi, Jo-Wilfried Tsonga avait confié qu'il y avait tous les ingrédients pour faire un bon repas. Pendant, il a prouvé qu'il avait de l'appétit, notamment contre Andy Roddick et Novak Djokovic, et en finale, il a montré qu'il était un bon fils qui écoutait ses parents. Sa famille peut être fière de lui. Il a fini son assiette. Et avec la manière.       <br />
              <br />
       Source <a class="link" href="http://www.lequipe.fr/">L'équipe</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Le coin de convergence des cultures afros</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.basango.com/photo/imagette-1094666-1392910.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.basango.com/Jo-Wilfried-Tsonga_a926.html</link>
  </item>
  <item>
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   <title>We Are The Ones Song by will.i.am</title>
   <pubDate>Tue, 21 Oct 2008 19:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>illwilly</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Screening Room]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/ghSJsEVf0pU&hl=fr&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/ghSJsEVf0pU&hl=fr&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Le coin de convergence des cultures afros</div>
]]>
</description>
   <link>http://www.basango.com/We-Are-The-Ones-Song-by-will-i-am_a925.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.basango.com,2008:rss-1074933</guid>
   <title>Des femmes afroéquatoriennes se regroupent pour devenir propriétaires</title>
   <pubDate>Sun, 19 Oct 2008 12:19:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Guy Mbarga </dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Afro Latino]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Le recensement de la population de  2001 a établi que les afroéquatoriens représentaient  4.9% de la population. En  2006, selon l’Enquête sur les Conditions de Vie (Encuesta de Condiciones de Vida - ECV), la population afro représente 5.7% des équatoriens. En cinq ans, l’auto affirmation identitaire afro a augmenté de 0.8 points.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.basango.com/photo/1074933-1363896.jpg" alt="Des femmes afroéquatoriennes se regroupent pour devenir propriétaires" title="Des femmes afroéquatoriennes se regroupent pour devenir propriétaires" />
     </div>
     <div>
      Le taux de chômage des femmes noires de l’Équateur atteint 17,5%. C’est le taux le plus élevé par rapport aux autres ethnies, puisqu’il n’atteint que 4,7% chez les indigènes.       <br />
              <br />
       En Équateur,  5.7% de la population s’auto définit comme afro, ce qui veut dire qu’au pays, on trouve au moins  741.000 personnes de cette ethnie. Cependant, les conditions dans lesquelles ils vivent les situent parmi les habitants devant survivre dans des conditions précaires.       <br />
               <br />
       Ainsi,  48% des afroéquatoriens vivent en dessous du seuil de pauvreté du point de vue de la consommation, et par conséquent, leurs autres besoins, comme le droit à un logement ne sont pas satisfaits.       <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Plus précisément, en ce qui concerne le logement, on constate une discrimination persistante à l’endroit de cette population. Selon le Système Intégré des Indicateurs Sociaux de l’Équateur ( Sistema Integrado de Indicadores Sociales del Ecuador - SIISE), jusqu’en  2007, 38% de la population afroéquatorienne et  25% de la population indigène ne possèdent pas  de logement. Et seulement 15.3% des  femmes afroéquatoriennes et  10% des femmes indigènes possèdent une maison.       <br />
              <br />
       Face à cette réalité, 130 femmes habitants le secteur de Carcelén Bajo à Quito ont formé l’Organisation des Femmes Actives Afroéquatoriennes dont l’objectif principal est d’impulser le développement humain, économique et social et renforcer la culture afro. Et dire non à la discrimination dans toutes ses formes contre leur ethnie.       <br />
              <br />
       <b>María Teresa Suárez,</b> présidente de l’organisation affirme que le premier objectif concret  qu’elles se sont fixé est  "<span style="font-style:italic">d’arriver à une situation où toutes les femmes membres aient la possibilité de posséder leur propre maison,  un logement digne pour elles et leurs enfants</span>".       <br />
              <br />
       Pour atteindre cet objectif, un accord a été signé entre les femmes, la Corporation de Développement Afroéquatorien (Codae) et le Conseil Provincial de Pichincha qui encourage l’accès au logement des femmes Afrodescendantes.       <br />
              <br />
              <br />
       Elles doivent pour commecer ouvrir un compte de 300 dollars. À cette base, une somme de 1000 dollars leur est d’abord ajoutée, provenenant du Codae et servant à payer les frais et à financer la construction d’un logement. Jusqu’à présent, 80 femmes bénéficient de cet argent.       <br />
              <br />
       50 autres femmes  recevront par la suite 25 000 dollars du Gouvernement de Pichincha pour la construction entière de leurs foyers. Pour faire partie du projet, elles devront réunir 10% du coût du logement et recevront par la suite le bon.       <br />
              <br />
       <b>José Chalá,</b> secrétaire exécutif du Codae indique qu’il est nécessaire que l’État apporte son soutien à cette initiative des femmes afrodescendantes pour qu’elles obtiennent un logement digne,  "<span style="font-style:italic">car il s’agit d’un des droits les plus violés</span>".       <br />
              <br />
       Il explique que le problème d’accès au logement s’accentue au sein de ce groupe social étant donné qu’elles  "<span style="font-style:italic">subissent une triple discrimination en étant des femmes, de race noire et pauvres . Tout cela fait que très souvent, on ne leur  permet même pas de louer un logement décent, car les propriétaires des maisons ne veulent pas louer aux noirs</span>".       <br />
              <br />
       Le projet, à caractère social vise à procurer un logement à des personnes ayant de faibles revenus, mais qui s’associent       <br />
              <br />
              <br />
       En effet, avoir un logement digne est un des autres objectifs de l’initiative féminine, puisque l’Enquête des Conditions de Vie de l’Équateur 2006 ( Encuesta de Condiciones de Vida del Ecuador 2006) a révélé que les indigènes et les afroéquatoriens sont ceux qui possèdent le plus grand pourcentage de logements construits avec du matétiel non récupérable  (36,4% et 21,5%). De plus,  la construction de tas de logements désordonnés atteint les 49% chez les indigènes et 38.8% chez les afrodescendants.       <br />
              <br />
       <b>María Margarita Chalá</b>, collaboratrice de l’organisation des femmes soutient que le projet de construction de logements fonctionne grâce aux épargnes des personnes, aux bons et à la coopération. Les maisons seront construites à Ciudad Bicentenario, qui est un projet encouragé par la Municipalité de Quito.       <br />
              <br />
       <b>Daniela García</b>, conseillère de Ciudad Bicentenario, explique que l’association des femmes de Carcelén Bajo peut accéder sans problèmes aux logements du projet urbain grâce à l’aide du bon,  car elles ont déjà choisi leurs maisons et leur coût varie entre 8000 et 18000 dollars, ce qui correspond à leur capacité d’endettement et à leurs besoins.       <br />
              <br />
       Ciudad Bicentenario offre l’espace pour l’emplacement des maisons, la main d’oeuvre et des matériaux à faible coût, "<span style="font-style:italic">mais c’est de l’intérieur de l’association que les gens doivent organiser et définir leurs projets", </span>précise la conseillère.       <br />
              <br />
       García ajoute que ce projet est à caractère sociale et vise à permettre à des personnes ayant de faibles ressources et qui sont organisées de devenir propriétaire d’un logement. Elle explique également que les crédits pour l’acquisition de ces maisons peuvent être obtenus par le biais de l’ IESS, du Bon du Logement que donne le gouvernement ou grâce à des financements privés.        <br />
              <br />
              <br />
       Les femmes organisées sont soutenues par le gouvernement de la province et le  bon du logement.       <br />
              <br />
       Selon <b>Ana Espinosa</b>, secrétaire de l’Ogranisation des Femmes, il s’agit là d’un effort de solidarité pour qu’elles puissent jouir de leurs droits. Et elle insiste sur le fait que même si  1000 dollars peuvent <span style="font-style:italic">"paraître peu</span>", c’est une somme importante pour l’association, car beaucoup de ses membres n’ont pas d’emplois.       <br />
              <br />
              <br />
       Malgré le fait que 40% d’entre elles ont effectué des études universitaires, elles n’arrivent pas à obtenir un travail leur permettant de subvenir à leurs besoins. C’est la raison pour laquelle 95% de ces femmes travaillent en tant qu’employés domestiques, percevant ainsi de bas salaires.       <br />
              <br />
       De plus, les femmes faisant partie de l’organisation sont des mères célibataires qui ont par conséquent la responsabilité de nourrir leurs enfants, de payer pour leur éducation et payer des loyers.       <br />
              <br />
       La tâche est difficile, car il y a beaucoup de personnes qui font partie de l’organisation, et aucune décision ne peut être prise si elles ne sont pas toutes d’accord. De plus, explique-t-elle, le projet de propriétés de logement nécessite l’engagement et l’épargne de tous, "mais <span style="font-style:italic">beaucoup d’entre elles ont d’autres obligagtions et des fois, il leur est difficile de disposer d’un montant d’épargne fixe; ce qui explique la raison pour laquelle le projet a un peu été retardé</span>".       <br />
              <br />
       Cependant, indique-t-elle, dans une quinzaine de jours, il est prévu que les 130 femmes disposent du montant initial de 300 dollars, et la construction ainsi que la livraison des maisons pourra commencer.        <br />
              <br />
       C’est le temps que doit attendre Sofía, qui fait partie de l’organisation, pour enfin avoir sa propre maison, ce qui lui facilitera l’accès à d’autres droits.       <br />
              <br />
       "<span style="font-style:italic">Une fois que l’on possède un logement digne de ce nom, on peut s’ouvrir des espaces pour l’obtention d’autres droits, comme le droit à l’éducation de nos enfants qui très souvent sont discriminés parce qu’ils sont afrodescendants et enfants de mères célibataires</span>".       <br />
              <br />
       Selon le secrétaire du de la Codae, Chalá, le fait d’être propriétaire de son logement aidera les Noirs à abandonner les zones de pauvreté dans lesquelles ils ont été installés.       <br />
               <br />
       <b>Lucía Real Hidalgo</b>       <br />
       <a class='' href="mailto:lreal@telegrafo.com.ec">lreal@telegrafo.com.ec</a>       <br />
       Reporter - Quito        <br />
              <br />
       Traduit de l'espagnol par <b>Guy Everard Mbarga</b>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Le coin de convergence des cultures afros</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.basango.com/photo/imagette-1074933-1363896.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.basango.com/Des-femmes-afroequatoriennes-se-regroupent-pour-devenir-proprietaires_a924.html</link>
  </item>
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   <title>Quand j'ai signalé mon viol à la police, on m'a arrêtée</title>
   <pubDate>Fri, 17 Oct 2008 21:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>IRIN</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Mots d'ailleurs]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Maureen, âgée de 17 ans, travailleuse du sexe à Mombasa, est arrivée dans cette ville côtière du Kenya il y a six mois en provenance de sa ville natale de Kisii, dans l'ouest du pays. Toujours très affectée par le divorce de ses parents, elle a raconté  comment elle s'était retrouvée à devoir gagner sa vie en vendant son corps.      <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.basango.com/photo/1074036-1362464.jpg" alt="Quand j'ai signalé mon viol à la police, on m'a arrêtée" title="Quand j'ai signalé mon viol à la police, on m'a arrêtée" />
     </div>
     <div>
      « Pendant toute mon enfance, mes parents se disputaient beaucoup. Mon père se saoulait et jetait ma mère dehors, pour qu'elle passe la nuit hors de la maison. Ils se sont séparés puis remis ensemble de nombreuses fois, mais cela se terminait toujours mal à cause de l'alcool ».        <br />
               <br />
       « Quand j'étais en classe de [CE2, âgée de huit ans], ma mère a finalement craqué et elle est partie pour de bon. Mon père nous a laissé avec sa mère, ma grand-mère ; il a dit qu'il ne pouvait pas s'occuper de nous ».        <br />
               <br />
       « J'ai abandonné l'école après [le CE2] et j'ai aidé ma grand-mère à s'occuper des plus jeunes ».        <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      « L'année dernière, j'ai commencé à aller en ville [à Kisii] pour chercher de l'argent. Dans les bars, les hommes me donnaient de l'argent et je couchais avec eux. Au bout d'un moment, une de mes amies m'a dit que je perdais mon temps à Kisii ; elle a dit qu'il y avait beaucoup plus d'argent à gagner à Mombasa ».        <br />
               <br />
       « Je suis venue en février et j'ai commencé à travailler tout de suite ; je travaille dans une rue très fréquentée, où il y a beaucoup de bars. Je gagne plus d'argent que je n'en ai jamais gagné avant -environ 300 shillings [4,50 dollars] par client, mais mon loyer est de 350 shillings [5,30 dollars] par jour, donc je dois gagner assez d'argent pour [payer] le loyer et la nourriture. C'est un travail difficile mais je n'ai pas d'éducation ou de formation, donc je n'ai pas d'autre option ».        <br />
               <br />
       « J'ai dû m'endurcir -quand je suis arrivée au début, j'étais naïve et on pouvait facilement m'escroquer. Un jour, un homme est venu me voir dans la rue et il m'a payée 1 000 shillings [15 dollars] d'avance ; il a dit qu'il m'emmenait chez lui, mais quand on est arrivé là-bas, cinq autres hommes étaient là et ils m'ont violée ».        <br />
               <br />
       « Le [lendemain] matin, je suis allée à l'hôpital et on m'a donné des médicaments à prendre pendant une semaine. J'ai aussi fait un test VIH, qui était négatif. Depuis lors, je ne peux plus accepter d'avoir des relations sexuelles sans préservatifs, mais parfois ils éclatent ou ne fonctionnent pas correctement. Je vis dans la peur d'être infectée au VIH ».        <br />
               <br />
       « Quand j'ai signalé mon viol à la police, on m'a arrêtée [parce que j'étais] une prostituée. J'ai été enfermée pendant un mois. Quand je suis sortie, je suis retournée dans la rue où j'étais pour continuer mon travail ».        <br />
               <br />
       « Je pense beaucoup à mes frères et sours restés à la maison. Ils me manquent vraiment. Je suis retournée chez moi une fois, mais il y a trop de souvenirs douloureux et c'est trop difficile ; je ne pourrai jamais retourner vivre là-bas ».        <br />
               <br />
       Source © <a class="link" href="http://www.irinnews.org">IRIN</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Le coin de convergence des cultures afros</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.basango.com/photo/imagette-1074036-1362464.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.basango.com/Quand-j-ai-signale-mon-viol-a-la-police,-on-m-a-arretee_a923.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.basango.com,2008:rss-1074033</guid>
   <title>Long parcours et amour à distance</title>
   <pubDate>Fri, 17 Oct 2008 21:23:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>IRIN</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lettres d'Afrique]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Saïd, un camionneur originaire de la République démocratique du Congo (RDC), est marié et père de six enfants. Son travail l'oblige à rester sur la route pendant plusieurs semaines d'affilée ; c'est pourquoi, pendant ses longues nuits de solitude, Saïd se tourne vers sa maîtresse, qui habite dans la ville de Malaba, à la frontière entre le Kenya et l'Ouganda. 
      <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.basango.com/photo/1074033-1362458.jpg" alt="Long parcours et amour à distance" title="Long parcours et amour à distance" />
     </div>
     <div>
      <b>« J'ai décidé d'avoir une seule maîtresse, parce que si vous sortez avec beaucoup de femmes, vous risquez d'attraper le VIH ou d'autres maladies ». « Je suis marié depuis 13 ans et je fréquente cette maîtresse depuis environ neuf ans ». </b>       <br />
               <br />
       Saïd voit sa maîtresse et leurs deux enfants environ une fois par mois. En apparence, Saïd semble peut-être avoir fait le bon choix, en évitant le risque de contracter le VIH à la suite de rapports sexuels sans discernement. Pourtant, si l'on en croit les habitants de Katuna, une ville ougandaise située à la frontière entre l'Ouganda et le Rwanda, il ne devrait pas se sentir tellement à l'abri.        <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>« De nombreuses femmes d'ici ont au moins trois partenaires, et chacun pense être le seul homme de leur vie », a expliqué Hope Tumuhimbise, travailleuse du sexe à Katuna, en Ouganda. « Ces femmes ont même des amis dans plusieurs villes, qui peuvent les prévenir quand un camionneur se trouve dans une ville des environs, afin qu'elles puissent se débarrasser d'un autre et faire semblant d'être seules ». </b>       <br />
               <br />
       Saïd admet qu'il n'a jamais fait de test de dépistage du VIH et ne peut pas vraiment savoir s'il est le seul homme avec qui sa maîtresse a des rapports intimes.        <br />
               <br />
       <b>« J'ai dit à ma femme comme à elle que si elles couchent à droite, à gauche, et qu'elles me donnent le VIH, c'est comme si elles se tuaient elles-mêmes, parce que qui va subvenir à leurs besoins et à ceux des enfants si je ne suis plus là ? »</b>, a-t-il dit.        <br />
               <br />
       Pour Brian Atuhire, coordinateur de site dans le cadre d'un programme de lutte contre le VIH mené à Katuna par l'organisation non-gouvernementale (ONG) Family Health International (FHI), ces « maîtresses » sont plus difficiles à classer dans la catégorie des travailleuses du sexe, et souvent, les camionneurs ne les voient pas comme telles.        <br />
               <br />
       Selon une étude menée en 2008 sur l'utilisation du préservatif chez les travailleuses du sexe qui exercent le long des autoroutes ougandaises (www.ncbi.nlm.nih.gov), celles-ci utilisent des préservatifs dans 74 pour cent des cas, en moyenne, mais ce taux chute à 50 pour cent pour les clients réguliers ; à peine 19 pour cent des travailleuses du sexe ont déclaré utiliser le préservatif 100 pour cent du temps.        <br />
               <br />
       <b>« Si c'est une travailleuse du sexe qu'ils rencontrent dans un bar et qu'ils payent pour un seul rapport sexuel, les camionneurs savent qu'ils doivent utiliser un préservatif ; pour eux, c'est évident. C'est avec ces soi-disant épouses ou maîtresses que cela devient difficile »</b>, a fait remarquer M. Atuhire.        <br />
               <br />
       <b>« Les camionneurs payent le loyer de ces femmes, les aident à lancer leurs commerces, et sentent qu'ils ont un certain lien avec elles ; ils pensent que ces femmes sont plus propres, alors ils ne se fatiguent pas à utiliser de préservatif avec elles ».</b>        <br />
               <br />
       Traverser la frontière, une affaire risquée        <br />
               <br />
       Le risque de transmission du VIH est élevé dans ces villes ; selon les registres de conseil et dépistage volontaires (VCT) du plus grand centre de santé de Katuna, la prévalence atteint environ 11 pour cent, contre une moyenne nationale de 6,4 pour cent ; en 2007, grâce à un système de surveillance clinique anténatale, il a été déterminé que la ville de Gatuna, du côté rwandais de la frontière, dans la province nordique de Byumba, présentait un taux de prévalence du VIH de plus de six pour cent, soit environ deux fois la moyenne nationale.        <br />
               <br />
       Certaines femmes de Gatuna, au Rwanda, traversent la frontière pour acheter des vivres à bon marché à Katuna, en Ouganda, puis demandent à des camionneurs de faire passer leurs vivres en contrebande au Rwanda, où elles les vendront par la suite ; un arrangement risqué, qu'elles paient généralement en nature, en vendant leur corps.        <br />
               <br />
       Selon Mme Tumuhimbise, surnommée la « présidente » des travailleuses du sexe de Katuna, la plupart des femmes de la ville se livrent au commerce du sexe.        <br />
               <br />
       <b>« Il y en a qui restent dans les bars et boivent avec les hommes, et d'autres qui vont crier qu'elles vendent leur corps après avoir fumé de l'herbe marijuana ; celles-là, ce sont les malayas travailleuses du sexe », a-t-elle noté. « Mais si une femme a son propre logement et son propre commerce, et que les hommes viennent la voir chez elle, c'est difficile de la qualifier de travailleuse du sexe ».        <br />
        </b>       <br />
       Mme Tumuhimbise tient un restaurant à Katuna, et a eu plusieurs « copains » congolais avant de découvrir qu'elle était séropositive, en 2007. Aujourd'hui, elle encourage les femmes de la région et les camionneurs à utiliser des préservatifs.        <br />
               <br />
       FHI travaille également auprès des travailleuses du sexe défavorisées de la région pour leur permettre d'acquérir les compétences nécessaires pour travailler dans les secteurs de l'agriculture, du commerce et des technologies de l'information, afin qu'elles puissent trouver un emploi ou lancer leur propre commerce sans devoir se résoudre à vendre leur corps.        <br />
               <br />
       M. Atuhire a néanmoins admis qu'il était difficile de concurrencer les camionneurs, qui donnent aux femmes pas moins de 100 dollars chaque fois qu'ils viennent en ville.        <br />
               <br />
       En collaboration avec le syndicat des camionneurs de la région de Katuna, FHI tient un SafeT Stop [Arrêt SanT] où les camionneurs peuvent se relaxer, regarder la télévision câblée, jouer au billard et s'informer sur le VIH. Une fois par semaine, une opération de VCT « nocturne » est menée, dans le cadre de laquelle des conseillers psychosociaux interpellent les camionneurs et autres, depuis le balcon du centre, pour les inciter à venir découvrir leur statut VIH.        <br />
               <br />
       <b>« Au bout de quelque temps, le message devient routinier : les camionneurs ont déjà tout entendu et savent tout ce qu'ils doivent savoir », a expliqué M. Atuhire. « Nous insistons sur le fait qu'ils doivent toujours mettre un préservatif avec tous leurs partenaires sexuels ; pourvu que ces messages finissent par passer ». </b>       <br />
              <br />
       Source © <a class="link" href="http://www.irinnews.org">IRIN</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Le coin de convergence des cultures afros</div>
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   <link>http://www.basango.com/Long-parcours-et-amour-a-distance_a922.html</link>
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